Pour certains, je ne suis qu'une bon à rien, une zonarde, voir même un parasite.
Personnellement, je me définirai plutôt comme une pauvre tache perdue dans un océan de conneries, mais se sentant bougrement bien dans sa peau.
En fait, j'ai l'impression que les gens souffrent. Ils ne se satisfont jamais de ce qu'ils ont, ce qui est véritablement tragique. Les adolescentes se sentent obligées de se refaire les nichons, entamer des régimes pour ressembler aux supposées stars portemanteaux qui polluent la télé.
Les jeunes grandissent avec la peur de devenir des losers:
"Si tu ne travailles pas bien à l'école, tu finiras par balayer les rues !!".
Ils vivent tous dans le but d'avoir une carrière brillante, pour ensuite se payer la villa de leur rêve, une piscine, une superbe berlin allemande, un téléphone faisant appareil photo, ainsi que tout un tas d'autres objets complètement inutiles. Voilà à quoi se résume leur vie.
La vie... Je suis peut-être la seule à en être totalement satisfaite. Les gens rêvent toujours d'être quelqu'un d'autre, d'avoir autre chose, d'avoir toujours plus. Ils recherchent la gloire. Ceux qui l'ont recherchent l'anonymat. Le médecin veut devenir boulanger, le boulanger veut devenir une célébrité, la célébrité veut devenir fermier... Ils rêvent tous d'avoir quelque chose d'autre, oubliant ce qu'ils ont. Oubliant que leur misérable petite vie pathétique ne l'est peut-être pas tant que ça.
C'est en repensant à cette star payée plusieurs millions, entrain de tondre un mouton pour défendre une association, à ce vieux friqué payant le bus à demi tarif, à Madame Herney entrain d'acheter des friandises chocolatée à 15¤ l'unité pour son cleps, que j'ai décidé d'agir ...
Cette planete souffre, il faut que je l'acheve.
Je me dirigea vers le tabac le plus proche, et j'acheta des cigarettes. Beaucoup de cigarettes. Avant de les distribuer dans la rue, gratuitement, les empoisonnant sans qu'ils s'en aperçoivent.
Il ne reste plus qu'à attendre quinze ans, qu'ils crèvent tous comme des chiens d'un cancer...


