Et je déteste sentir, tu vois. Comme là. (narines frémissantes) J'déteste sentir l'alcool, pourtant là je suis saoule, complèt'ment bourrée. (ricane) Je déteste la clope, l'odeur de tabac froid, c'était un peu la sienne. (éc½urée ) Et cette sueur putride qui n'est pas celle d'un homme. ( secouée d'un haut le c½ur) Trop âcre, vomitive, poisseuse et acérée. Un concentré de miasmes, de ferments corporels, qui émanent de partout. C'en était pas humain. Et pour agir comme ça, fallait l'être encore moins. C'était même pas un monstre. Et j'aurais tant aimé que ça n'soit qu'un cauchemar. (se cache les yeux d'une main) Et il m'arrive parfois de ne plus bien savoir comment ça s'est passé et Si ça s'est passé. A force de vivre avec, à force d'y repenser, j'ai pu tout inventer ? (délire) Et je m'trouve indécente. J'essaye de feindre le deuil. Sans trop y parvenir. Je marche vers l'avant, les yeux vers l'arrière. Et j'avance à tâtons, il faut que j'r'apprenne tout.
A vivre avec, avec moi..?
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