Seul le temps pourra m'aider .

Seul le temps pourra m'aider .


Il était temps, par ce soleil tapant, de s'abandonner à la solitude et délaisser les cris de fous, du mouvement trop brusque. Il était temps à ce qu'elle parte, s'évade dans une prison dorée, aux barreaux d'argent. Oh oui, l'heure était venue, le destin l'attendait, la poussait. A quoi faire ? A décider de son sort, à ne plus la laissée espérer une vie meilleure. Parce que, une vie meilleure que celle-là, ce n'est pas possible. Perdue, paumée, désaxée, elle part au loin, dans ce paysage grisonnant et s'isole dans un endroit, si sombre et glauque, que l'on appelle : sa conscience. Tu sais, son plus grand souhait, il n'est pas des moindres : Disparaitre de la surface de la Terre. Se faire petite, tellement petite que même le regard obséquieux des passants ne l'atteindrait guère. Quel joli rêve, réalité même. Elle cherche, poussée de ses grandes ailes brulées, à finir sa traversée vide et sans sens, au fond de son trou, au fond de sa propre souffrance. Elle, cette jeune fille aux talents nuls, Elle, celle qui a simplement envie que la vie, la lui ôte. Elle ? C'est moi. Et dans une vague inspiration, j'essaie de me perdre moi-même, au fond de mon c½ur meurtri, qui déverse mon sang comme la rivière s'écoule dans la ville.

# Posté le dimanche 17 mai 2009 08:19

Modifié le jeudi 02 juillet 2009 16:49

Éboulement de sentiments

Éboulement de sentiments
Tu as sali tous les lieux où j'avais l'habitude d'être. La station du métro, le chemin jusqu'au lycée, la fnac, les cafés où je passais des heures avec mes copines, la ligne 9, les rues du 8e, la bibliothèque. Tu as sali tout mon quartier. Et même chez moi, ma chambre. Tu les as salis de ton odeur, de tes objets, de mille et un souvenirs ridiculement adorables. Chaque pavé, chaque enseigne, chaque magasin porte ton nom, me lance « tu te souviens de ce moment-là ? ». C'est comme si quoi que je fasse, tu dansais autour de moi, comme si tu me parlais tout le temps, comme si tu avais décidé de squatter les ondes de la radio, les chaines de la télé, comme si tu avais payé pour poser ton image sur tous les panneaux publicitaires. Tu as posé tes mains et tes mots sur chaque millimètre que j'arpente.
Mais lâche-moi, tu veux ? De toute évidence, je ne vais pas déménager, je ne vais pas faire des travaux, je ne vais pas tout révolutionner, ou changer mes habitudes. Je resterai la même, à côtoyer les mêmes endroits, à fouler les mêmes trottoirs, à acheter mes livres dans la même fnac et à papoter avec mes amis autour des mêmes tables de café. Je vais vivre comme d'habitude. C'est toi qui as voulu que je vive sans toi, j'ai accepté, je n'avais pas vraiment le choix. C'est toi qui as choisi ! C'est toi qui as décidé ! Alors aide-moi. Disparais, vraiment. Viens essuyer toutes les traces de toi que tu as laissées partout autour de moi, viens nettoyer tout le voisinage, viens me vider la tête. Aide-moi.
Je sais que c'est possible. C'est possible, non ?
Il paraît qu'un jour, je vais me réveiller, sans remords et sans rancune, neuve de toute cette nostalgie, cette colère, et que je t'aurais oublié. Il paraît qu'un jour, j'aurais associé les lieux à de nouvelles personnes, j'aurais pris les choses avec recul et calme, j'aurais même plaisir à repenser à toi, à nous. Il paraît.
Alors c'est que c'est possible ! C'est possible ! Même si tout semble me jurer que c'est impossible, toi, dis-moi, dis-moi que c'est possible. Alors j'aurai cet espoir, comme un but à atteindre, comme un versant de la falaise pour me retenir, quand tout s'écroule.

# Posté le vendredi 01 mai 2009 17:55

Modifié le jeudi 02 juillet 2009 16:51

Quitte à t'aimer - Hocus Pocus

Quitte à t'aimer - Hocus Pocus
Ma 1 ère L .

# Posté le samedi 14 mars 2009 21:07

Modifié le jeudi 02 juillet 2009 17:01

Fin du roman

Fin du roman
Son départ. Son départ, définitif cette fois-ci, a été destructeur. Il l'a laissée en lambeaux, comme ceux que sa grand-mère assemblait durant la Grande Guerre pour panser les blessures. Ces lambeaux-ci ne seront rassemblés par personne.
Une fois qu'il eut refermé la porte, elle éclata en sanglots. Ces sanglots qui commencent par tourmenter le bas ventre, qui montent puis déchirent la gorge gracile, pour enfin se dégager, en un soubresaut. Ses mains, celles de d'Anastasia, tremblaient alors qu'elle ôtait son costume, alors qu'elle dégrafait son porte-jarretelles qui n'avait pas eut l'effet escompté.

Elle avait osé espérer qu'il l'aurait retenu, qu'elle aurait put le garder auprès d'elle, juste quelques heures de plus.

Elle trouva finalement la force de se faire couler un bain. L'eau était brûlante, elle ne la trahirait pas. Cette eau meurtrissait la douce peau de Aza, cette peau soyeuse sur laquelle le temps n'avait aucune emprise, malgré les douleurs, malgré les années. Cette peau qu'il avait tant aimé caresser.
Le souvenir de ses mains sur son corps, de son souffle chaud et haletant contre sa nuque. Le souvenir de lui fit frissonner Ana, malgré toutes ses brûlures. Ne pas y penser, songer à autre chose qu'à ces moments de tendresse. Les souvenirs... Cette terrible vie qui n'en est pas une, et qui fait mal. Se rappeler ses accès de colère, lorsqu'il l'empoignait par le bras et la serrait jusqu'à ce qu'elle hurle de douleur. Le haïr pour son mépris, pour ce en quoi il l'avait transformée. Une âme torturée, un âme amoureuse. Oublier les « Je t'aime » qui sonnaient vrai. N'entendre plus que ce mot, ce mot fatal qui avait fini par l'obséder « Je fais de toi ce que je veux, avec ou contre ta volonté. Tu es miennes que tu le veilles ou pas .. ». Ressentir de nouveau le coup au c½ur lorsqu'il la giflait. Oublier ce qu'elle éprouvait, et éprouve encore. Renier ses sentiments.

L'eau avait presque fini de couler lorsque les larmes d'Anastasia inondèrent une fois de plus ses joues. Ne pas se laisser aller à pleurer, surtout pas. Elle était forte, très forte. « Je suis faible, si pitoyablement faible ». Elle aimait se laisser glisser sous l'eau, tout doucement. Elle aimait sentir ses cheveux blonds flotter à la surface, et savoir qu'eux survivraient à l'asphyxie. Ses beaux cheveux. Et lui qui y passait ses longs doigts, sur toute leur longueur. Il disait qu'elle avait des cheveux de Sirène. Lors de l'amour, il les agrippait toujours. Elle avait très mal lorsqu'il jouissait, mais cela n'avait pas d'importance, elle l'aimait. Lui aimait ses cheveux, avant.
Eux non plus n'avaient pas eu l'effet escompté.

La première fois que Anastasia l'avait rencontré, elle avait sût qu'il serait différent de tous les autres. Il émanait de cet homme une sorte d'assurance, une distinction qui lui était jusqu'alors inconnue.
Tous les hommes qu'elle avait jusqu'alors fréquentés étaient bestiaux, et sans aucune subtilité.
Dès le premier regard échangé, elle avait senti à quel point il serait agréable de lui appartenir, le temps de s'oublier. Et cette félicité avait duré des mois, et des mois ...

Il ne viendrait plus. « Ne te fais plus d'idées, sombre idiote ».

Plus jamais.


Elle regarda avec attendrissement le joli c½ur qu'elle venait de dessiner au rasoir entre ses cuisses. Ses cuisses ouvertes, si tendres, le sang qu'il en découlait formant de mignonnes petites rigoles le long de ses jambes. Ses cuisses, ses jolies cuisses qui frottent. Offertes au temple de son amour pour lui.
Les meurtrir n'était qu'une façon de plus de maudire le passé, de le maudire lui.

Elle sursauta lorsqu'on frappa à la porte d'entrée.
Se leva en précipitation de son bain, essuya le sang qui coulait et se drapa de son peignoir de soie ..

# Posté le jeudi 05 mars 2009 18:50

Modifié le mercredi 01 juillet 2009 23:10

" Petite poupée, tu tomberas bien un jour .. "

" Petite poupée, tu tomberas bien un jour .. "
Pareille à la beauté , la jeunesse est instable ;
Caresse les étoiles, effleure l'insaisissable.



Réponsé a l'article d'une reine ..

# Posté le jeudi 05 mars 2009 15:22

Modifié le dimanche 09 août 2009 11:01