Anatolia ou es tu ?

Anatolia ou es tu ?
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# Posté le dimanche 30 août 2009 09:17

Modifié le dimanche 06 septembre 2009 09:39

Epreuves du Bac de 1 ère ( L )

Epreuves du Bac de 1 ère ( L )




FRANCAIS ET LITTERATURE ECRIT
13.00 /20
FRANCAIS ET LITTERATURE ORAL
14.00 /20
ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE
13.00 /20
MATHEMATIQUES-INFORMATIQUE
14.00 /20
TRAVAUX PERSONNELS ENCADRES
11.00 /20

# Posté le vendredi 10 juillet 2009 15:21

Modifié le dimanche 09 août 2009 10:56

"J'aurais souhaité mener à bout mes grands projets de rien du tout. Mes multiples tentatives d'écriture, sans trop d'aboutissement par manque flagrant de maturité. J'aurais voulu m'improviser artiste ou me voir intellectuelle, écrivaine de génie mais pas commerciale du tout, ni undergroud ni VIP, juste une version de la canaille française des années cinquante."

 "J'aurais souhaité mener à bout mes grands projets de rien du tout. Mes multiples tentatives d'écriture, sans trop d'aboutissement par manque flagrant de maturité. J'aurais voulu m'improviser artiste ou me voir intellectuelle, écrivaine de génie mais pas commerciale du tout, ni undergroud ni VIP, juste une version de la canaille française des années cinquante."
Et je déteste sentir, tu vois. Comme là. (narines frémissantes) J'déteste sentir l'alcool, pourtant là je suis saoule, complèt'ment bourrée. (ricane) Je déteste la clope, l'odeur de tabac froid, c'était un peu la sienne. (éc½urée ) Et cette sueur putride qui n'est pas celle d'un homme. ( secouée d'un haut le c½ur) Trop âcre, vomitive, poisseuse et acérée. Un concentré de miasmes, de ferments corporels, qui émanent de partout. C'en était pas humain. Et pour agir comme ça, fallait l'être encore moins. C'était même pas un monstre. Et j'aurais tant aimé que ça n'soit qu'un cauchemar. (se cache les yeux d'une main) Et il m'arrive parfois de ne plus bien savoir comment ça s'est passé et Si ça s'est passé. A force de vivre avec, à force d'y repenser, j'ai pu tout inventer ? (délire) Et je m'trouve indécente. J'essaye de feindre le deuil. Sans trop y parvenir. Je marche vers l'avant, les yeux vers l'arrière. Et j'avance à tâtons, il faut que j'r'apprenne tout.

A vivre avec, avec moi..?

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# Posté le jeudi 02 juillet 2009 16:56

Modifié le dimanche 09 août 2009 10:57

Visages gris.

Visages gris.
L'UNE- (désolée et sèche) Non, pardon. Excuse moi, ne réponds pas. C'est risqué de me couper dans ma lancée, je pourrais de nouveau me braquer, et puis refouler cette blessure, la ravaler comme un obus dans ma gorge grasse, et la cacher, sous des fragments de sourires ou des paupières gonflées. ( sourire ironique, déglutis ) Et je suis sûre qu'à force de faire plusieurs détours, d'éviter le concret, tu t'imagines quelque chose de dramatique, de morbide et pourtant de tellement commun...(refronce les sourcils)Ça ne devrait pas l'être, d'ailleurs. Et quand j'en entends qui en rient, je rigole avec eux. (sourire forcé) J'en parle librement. Sans rien laisser paraître. C'est plus fort que moi. Et après coup, parfois, j'm'en veux. (haussement d'épaules) De me montrer si naturelle, inchangée, si vivante et euphorique, alors qu'il n'en est rien. ( silence )
Tu vois, je crois que ça m'a tellement désaxé qu'j'en suis dev'nue un paradoxe. ( expire, tente de se justifier ) C'est comme une carapace, cette instabilité contradictoire. Ça brouille les pistes, ça évite aux autres de pouvoir me cerner. Je cache mon jeu, je le dévoile, je le recache, le sous-entends et le démens. (emmêle ses doigts puis les démêle) Tant et si bien que je deviens tout Autre. Je suis plusieurs en n'étant rien, comme ça, tout à la fois. (absente et pensive ) Je ne suis plus femme, je ne suis plus enfant.



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# Posté le mercredi 01 juillet 2009 22:59

Modifié le vendredi 10 juillet 2009 15:13

Protect me.

Protect me.
«Tu l'aimes, je sais que tu l'aimes. Peu importe tes démentis, tes promesses. Silence, tu l'aimes. Je te vois le soir , tu as toujours cru que j'étais incapable de t' observer . Détrompe-toi. Tu rentres à la maison , fatigué, las. Parfois, dans un sursaut de conscience, tu m' embrasses . Nos baisers sont sans saveur, ne le sens -tu pas ? Bien sûr que si, mais tu n'y fais même plus attention.
Cette vie, celle que nous menons, tu la méprises. Il t'arrive d'étirer un faible sourire alors que je te parle. Est-ce parce que tu penses à autre chose ? Je ne le sais jamais. Tu es ailleurs, c'est évident. Le soir, tu te couches à mes côtés mais rien ne te fera me parler. Je suis de mauvaise foi. Il t'arrive de me parler. Pour ne rien dire, la plupart du temps. Quant à ce qui est de m' écouter ... Non, jamais de la vie. Je ne suis pas aveugle tu sais. Peut-être l'ai-je été, pendant trop longtemps. Tu me disais que tu aimais cet espoir qui s'accrochait à chacun de mes rêves, autrefois.
Moi je le maudis, ce foutu espoir. C'est lui qui m'a fait croire en toi, croire en notre amour. Croire que je pourrais construire quelque chose avec quelqu'un. Tu vois, j'ai été doublement aveugle. Et pourtant, c'était si bon. C'est pour ça qu'aujourd'hui, j'ai du mal à te laisser partir . Il le faut pourtant. Tu es mon captif, mais plus pour longtemps. Comprends-tu ? Je ne supporte plus tes regards languissants, qui crient ton besoin d' évasion . Je n'ai jamais voulu être ton bourreau, jamais. C'est toi qui as fait de moi cet être égoïste , un être qui s'est longtemps contenté de ce que tu voulais bien lui donner. Comme un vautour qui prenait les restes, les restes morts, déchiquetés. Les restes d'un amour que je n'ai jamais mérité. Tu vois, je te libère, va-t-en. Dépêche-toi enfin ! Je n'ai plus besoin de toi. »

# Posté le mercredi 01 juillet 2009 22:53

Modifié le mercredi 01 juillet 2009 23:03