Lui.

Lui.
טריסטאן
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# Posté le jeudi 02 juillet 2009 20:36
Modifié le vendredi 03 juillet 2009 10:32

Ah ..

Ah ..

«Tu l'aimes, je sais que tu l'aimes. Peu importe tes démentis, tes promesses. Silence, tu l'aimes. Je te vois le soir , tu as toujours cru que j'étais incapable de t' observer . Détrompe-toi. Tu rentres à la maison , fatigué, las. Parfois, dans un sursaut de conscience, tu m' embrasses . Nos baisers sont sans saveur, ne le sens -tu pas ? Bien sûr que si, mais tu n'y fais même plus attention.Cette vie, celle que nous menons, tu la méprises. Il t'arrive d'étirer un faible sourire alors que je te parle. Est-ce parce que tu penses à autre chose ? Je ne le sais jamais. Tu es ailleurs, c'est évident. Le soir, tu te couches à mes côtés mais rien ne te fera me parler. Je suis de mauvaise foi. Il t'arrive de me parler. Pour ne rien dire, la plupart du temps. Quant à ce qui est de m' écouter ... Non, jamais de la vie. Je ne suis pas aveugle tu sais. Peut-être l'ai-je été, pendant trop longtemps. Tu me disais que tu aimais cet espoir qui s'accrochait à chacun de mes rêves, autrefois.Moi je le maudis, ce foutu espoir. C'est lui qui m'a fait croire en toi, croire en notre amour. Croire que je pourrais construire quelque chose avec quelqu'un. Tu vois, j'ai été doublement aveugle. Et pourtant, c'était si bon. C'est pour ça qu'aujourd'hui, j'ai du mal à te laisser partir . Il le faut pourtant. Tu es mon captif, mais plus pour longtemps. Comprends-tu ? Je ne supporte plus tes regards languissants, qui crient ton besoin d' évasion .
Je n'ai jamais voulu être ton bourreau, jamais. C'est toi qui as fait de moi cet être égoïste , un être qui s'est longtemps contenté de ce que tu voulais bien lui donner.
Comme un vautour qui prenait les restes, les restes morts, déchiquetés. Les restes d'un amour que je n'ai jamais mérité. Tu vois, je te libère, va-t-en. Dépêche-toi enfin ! Je n'ai plus besoin de toi. »

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# Posté le jeudi 02 juillet 2009 19:58
Modifié le vendredi 03 juillet 2009 10:36

  ♥
Avoir le sentiment que le monde tourne, mais sans moi, sans nous, si vous voulez. Nous, on va tout droit, on trace, le monde peut bien tourner si ça lui chante. On vit en étant attentifs ; conscient ou pas du ressenti que cela procure.Le monde peut bien tourner, le JT de 20h hypnotiser les foules, les hommes s'entre-tuer, les voisins baiser, la masse vivre cette parodie de survivance qu'est son quotidien cyclique gerbos, nous on est ailleurs : on est là regardant vaguement tout ça d'un ½il extérieur mais bien présent. Individualiste, oui, mais pas égoïste : attentif. Cynique parfois, insouciant aussi. Un je-m'en-foutisme (à l'extrême, peut être ?) qui sait ce qu'il rate et qui le rejette avec délectation, ne relevant que ce qui interpelle ses sens, analysant chaque élément, trouvant sa source, voire s'en servir.Au sens le plus primitif.
Pas la société et toutes ces choses. Seulement la vie. Observer tout cela d'un regard curieux, ébahi, amusé, naif ou blasé.Lever la tête et voir vraiment. Quelqu'un comme un bout de soi. Quelqu'un à travers une foule d'individus comme insensibles à la nostalgie des jours heureux. Lever la tête et prendre conscience.


Joyeux anniversaire mon amour.


Tu restes mon fils, quoi qu'il arrive ...
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# Posté le jeudi 02 juillet 2009 19:55
Modifié le vendredi 03 juillet 2009 10:33

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" Serre-moi. Serre-moi le plus fort que tu peux.
Serre-moi pour m'étouffer, jusqu'à ce que je ne ressente plus rien.
Serre-moi contre toi indéfiniment.
À un point tel que le monde arrêtera de tourner juste pour nous observer enlacés.
Arrête de respirer et regarde-moi dans les yeux.
Pour une seconde, pour une année, pour toute une vie ? "
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# Posté le jeudi 02 juillet 2009 17:20

"J'aurais souhaité mener à bout mes grands projets de rien du tout. Mes multiples tentatives d'écriture, sans trop d'aboutissement par manque flagrant de maturité. J'aurais voulu m'improviser artiste ou me voir intellectuelle, écrivaine de génie mais pas commerciale du tout, ni undergroud ni VIP, juste une version de la canaille française des années cinquante."

 "J'aurais souhaité mener à bout mes grands projets de rien du tout. Mes multiples tentatives d'écriture, sans trop d'aboutissement par manque flagrant de maturité. J'aurais voulu m'improviser artiste ou me voir intellectuelle, écrivaine de génie mais pas commerciale du tout, ni undergroud ni VIP, juste une version de la canaille française des années cinquante."
Et je déteste sentir, tu vois. Comme là. (narines frémissantes) J'déteste sentir l'alcool, pourtant là je suis saoule, complèt'ment bourrée. (ricane) Je déteste la clope, l'odeur de tabac froid, c'était un peu la sienne. (éc½urée ) Et cette sueur putride qui n'est pas celle d'un homme. ( secouée d'un haut le c½ur) Trop âcre, vomitive, poisseuse et acérée. Un concentré de miasmes, de ferments corporels, qui émanent de partout. C'en était pas humain. Et pour agir comme ça, fallait l'être encore moins. C'était même pas un monstre. Et j'aurais tant aimé que ça n'soit qu'un cauchemar. (se cache les yeux d'une main) Et il m'arrive parfois de ne plus bien savoir comment ça s'est passé et Si ça s'est passé. A force de vivre avec, à force d'y repenser, j'ai pu tout inventer ? (délire) Et je m'trouve indécente. J'essaye de feindre le deuil. Sans trop y parvenir. Je marche vers l'avant, les yeux vers l'arrière. Et j'avance à tâtons, il faut que j'r'apprenne tout.

A vivre avec, avec moi..?

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# Posté le jeudi 02 juillet 2009 16:56